Serveurs et vétusté des datacenters, une question de disponibilité

L’intérêt d’une entreprise de  placer ses serveurs informatiques dans des  datacenters  repose d’abord sur des raisons  économiques : suppression  des coûts  des  climatiseurs, des onduleurs, de la sécurité d’accès, de l’entretien de la salle etc…. Cependant il s’avère nécessaire de rester très vigilant sur le niveau de qualité du prestataire à qui elle confie ses serveurs. Est-il utile de rappeler que pour la plupart des entreprises le « blocage » de son système d’information signifie un arrêt complet de son activité ?
Une étude récente a montré que 60% des pannes  des serveurs informatiques sont  dues à  des pannes provenant  de l’environnement dans lequel ils sont installés :
– Coupure du réseau électrique, sans reprise automatique ou suffisante  par les onduleurs,

– Panne des  climatiseurs, transformant  la salle informatique en «sauna»,
– Dépôt de poussière, générant des faux contacts dans les circuits des serveurs

A l’origine beaucoup de datacenter se sont construits à partir de la réfection de bâtiments de bureaux sous prétexte qu’ils possédaient déjà une salle informatique. Cette réhabilitation a  conduit à des installations initialement  saines, mais qui  ont rapidement  atteint  leurs limites de fiabilité au fur et à mesure de leur « remplissage ».
Au-delà d’un taux d’occupation de 70 %, il est courant de voir apparaître des aménagements qui érodent le niveau de fiabilité d’un datacenter, par exemple :
– Création de salles privatives mais avec un seul climatiseur ou sans onduleur de secours faute de place
– Réduction du nombre d’opérations de tests et de maintenance suite à des difficultés d’accès : climatiseurs dans les salles de baies, sur les toits
– Mauvaise répartition des flux d’air de refroidissement  suite à des modifications de l’agencement des salles : suppression ou ajout de cloisons
– Équipement de  nouvelles salles sans dédoublement des compteurs électriques suite  à des problèmes de câblage ou de placeCes modifications disparates ont non seulement entraîné une baisse de la qualité des datacenters, mais ont aussi complexifié  l’exploitation au quotidien : multiplication des interventions,  difficulté d’accès,  absence de solution de substitution lors des interventions. D’ailleurs, il est courant de voir des opérateurs baisser les bras en annonçant la fermeture de leurs vieux datacenters.

Alors que  faut-il faire ? Reprendre ses serveurs. Non pas du tout.  Il faut simplement  garder à l’esprit que l’externalisation de serveurs est un projet qui s’inscrit dans la durée. On ne confie par ses serveurs pour 12 mois. On doit choisir un prestataire capable d’assurer un environnement de fonctionnement uniforme pour les 10 ans à venir quelques soient son taux de remplissage, l’évolution de la technologie des serveurs informatique, ses coûts de fonctionnement… un datacenter du XXI siècle.